Point Hebdo : Premier test pour les relations sino-américaines

Cette semaine a été une nouvelle fois marquée par l’activité des banques centrales. La BCE d’une part, qui continue de rappeler qu’elle ne procèdera à un durcissement de sa politique monétaire qu’une fois le taux d’inflation stabilisé à son niveau cible de 2%. La FED d’autre part qui engage une accélération de son resserrement monétaire avec un possible arrêt d’un réinvestissement des obligations arrivant à échéance cette année. Sur le plan international, alors qu’il recevait Xi Jinping pour discuter notamment des relations commerciales entre les deux Etats et de la Corée du Nord, Donald Trump a procédé à des frappes contre une base syrienne suite à la révélation de l’usage d’armes chimiques contres des civils. Dans ce contexte, l’EuroStoxx50 et le S&P 500 reculent de 0.12% et 0.26% respectivement, le Topix cède quant à lui 1.51%. Côté taux, l’OAT et le Bund se détendent de 8bps pour le premier à 0.89% et 10bps pour le second à 0.23%. Le baril de WTI prend un peu plus de 3% à 52.24$ soutenu par les tensions géopolitiques liées à l’intervention américaine en Syrie.

Mario Draghi, accompagné de son chef économiste, Peter Praet, a tenu à rappeler la semaine dernière que la dynamique timide de l’inflation en zone euro était avant tout soutenue par la politique accommodante de la BCE et la hausse des prix des matières premières. Dans ces conditions, l’institution ne sera en mesure de relever ses taux directeurs qu’une fois le programme d’achats d’actifs terminé car pour l’heure, l’inflation n’est ni auto-entretenue, ni globale, ni durable et n’atteint toujours pas le taux cible de 2%. Par ailleurs, la Grèce et ses créanciers sont parvenus à un accord de principe sur les réformes que le gouvernement grec devra mettre en place pour pouvoir bénéficier du 3ème plan d’aide de 86 mlds€ consenti en 2015. Le gouvernement s’est dit prêt à effectuer des coupes supplémentaires dans les retraites et à augmenter les impôts. Au Royaume-Uni, des signes de faiblesse continuent d’alerter le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), la production industrielle ralentit (+2.8% sur un an contre +3.7% attendu), tout comme la production manufacturière (+3.3% contre +3.9% attendu). On assiste en effet à un ralentissement de la consommation des ménages du fait des pressions inflationnistes, ce qui pèse sur la demande. La BoE devrait donc poursuivre son programme d’achats d’actifs. De l’autre côté de l’Atlantique, les chiffres de l’emploi publiés vendredi ont un peu déçu. En effet, le nombre de créations d’emploi est ressorti à +98k contre +170k attendu. Ceci tiendrait principalement aux mauvaises conditions climatiques des dernières semaines qui ont empêché les déplacements et handicapé certains secteurs comme le bâtiment. Le taux de chômage est quant à lui ressorti en baisse à 4.5% contre 4.7% en février. Notons que le rythme de progression des salaires s’est établit en mars à +2.7%, en ligne avec les +2.8% du mois précédent, permettant le maintien d’une bonne dynamique d’inflation. Ces bonnes statistiques sont de nature à permettre à la FED de poursuivre son resserrement monétaire en initiant une réduction de la taille de son bilan en limitant le réinvestissement des obligations achetées durant la crise et arrivant à échéance. La réunion organisée par D.Trump en Floride avec le président chinois, Xi Jinping, s’est soldée par un objectif commun de 100 jours pour trouver des solutions afin de rééquilibrer la balance commerciale entre les deux pays. On retiendra surtout la décision surprise du Président américain, de lancer des frappes contre une base militaire syrienne. Cette attaque laisse planer une incertitude quant à la nouvelle stratégie américaine face au régime de Bashar Al-Assad et suscite l’interrogation quant aux tensions qu’elle pourrait générer avec la Russie qui a d’ores et déjà condamné cette attaque. Dans ce contexte nous maintenons une stratégie prudente d’autant que le scrutin français reste plus que jamais incertain avec la nette progression dans les sondages du candidat d’extrême gauche, JL. Mélenchon.

 

Voici un point sur la gestion de nos fonds :

Optimum

Les performances sont arrêtées au jeudi 6 avril en raison du calcul de VL à J+2 nécessaire pour éviter le décalage entre la valorisation des futures et celle des OPCVM sous-jacents. Sur la période, la valeur liquidative est en baisse de 0.07%. Cette semaine, la stratégie d’Alpha Portable contribue négativement à la performance à cause notamment de la sous performance des fonds investis en actions espagnoles et en actions japonaises à l’image des FCP Morant Wright Sakura (-3.97%) et BNY Japan All Caps (-3.37%). De l’autre côté, la stratégie de Portage Obligataire contribue négativement à la performance notamment à cause du retournement des financières. Par ailleurs, les couvertures du risque de duration contribuent négativement à la performance. La performance du FCP Optimum depuis le début de l’année est de +1.15% alors que son objectif de gestion, l’EONIA+1% est en légère hausse à +0.19% sur la même période. Les encours sont de 15 mln d’euros.

Taux Réels Européens

Sur la semaine, la performance du FCP Taux Réels Européens est de -0.3%. La rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping conjointe à la première intervention du président américain en Syrie augmente les tensions entre les deux blocs historiques et participe à l’aversion au risque. Pour autant, du côté des fondamentaux, la « machine » économique mondiale accélère, bien nourrie par les ajouts de liquidité des banques centrales. Dans un monde où les idées protectionnistes refont surface, les frottements générés pourraient se matérialiser plus rapidement que prévu.
Nous maintenons une stratégie défensive, avec une couverture sur les pays périphériques pour couvrir un écartement des spreads de taux.  Les taux souverains continuent d’être sur des niveaux hautement spéculatifs. Les rendements délivrés par les titres obligataires rendent le capital investi très vulnérable aux anticipations des investisseurs, et le levier actuel des obligations souveraines ne justifie plus leur statut d’actif refuge. Par conséquent, la partie du fonds investie en monétaire (5.5%) / taux flottants (12.7%) / indexées inflation  (14.7%) s’inscrit à 33% de l’actif net. La sensibilité au risque de taux reste faible (-1.65).
La performance du FCP Taux Réels Européens depuis le début de l’année est de -0.37% contre +0.58% pour son indice de référence. Les encours s’inscrivent à 37.4 mln d’euros.

Amaïka 60

Sur la semaine, la VL du FCP Amaïka 60 progresse de 0.04% alors que sur la même période les actions internationales (dividendes réinvestis) progressent de 0.34% et l’Eurostoxx50 (dividendes réinvestis) cède 0.12%. Au cours d’une semaine calme, le portefeuille profite d’une bonne dynamique du FCP Memnon European Fund (+1.1%) ainsi que d’Altiflex (+0.6%). Si la contribution de la partie obligataire du portefeuille est neutre sur la semaine, les fonds de performance absolue génèrent tous une contribution positive. Au cours de la semaine, nous avons profité de la consolidation des marchés pour réexposer légèrement le portefeuille aux actions européennes. L’exposition aux marchés actions passe donc de 39% à 44%. La performance depuis le début de l’année du FCP Amaïka 60 est de +2.19%. Les encours sont de 34 mln d’euros.

Résilience

La VL est calculée en J+2 (comme Optimum) pour éviter le décalage entre la valorisation des futures et celle des OPCVM sous-jacents et les performances sont arrêtées au jeudi 30 mars. Sur la semaine, la performance est de +0.1% alors que dans le même temps, l’Eurostoxx50 dividendes réinvestis progresse de 0.26% et les actions internationales exprimées en Euros (dividendes réinvestis) sont stables (+0.06%). La principale contribution positive du portefeuille provient du FCP Stock Picking France (+0.7%). Les fonds de performance absolue en portefeuille contribuent tous positivement à la performance. L’exposition aux marchés actions est en baisse à 65%. La performance depuis le début de l’année du FCP Résilience est de +2.36%. Les encours sont de 15.2 mln d’euros.

Altiflex

Sur la semaine, Altiflex progresse de 0.64% alors que dans le même temps, le marché des actions internationales (dividendes réinvestis) exprimé en Euros progresse de 0.34%. Cette semaine, les marchés d’actions ont été en légère hausse en Europe et aux États-Unis alors qu’ils reculent au Japon. Dans ce contexte, Altiflex surperforme son indice de référence porté par la bonne performance du stock-picking. En effet les titres et les fonds détenus en portefeuilles contribuent positivement à la performance à l’image des titres Teck Resources (+8.46%) et Constellation Brands (+5.12%) sur la période. Nous avons, cette semaine, allégé nos positions sur Constellation Brands, Reynolds American Inc. et First Republic Bank et renforcé B/E Aerospace. L’exposition du portefeuille reste stable à 70%.
La performance depuis le début de l’année du FCP Altiflex s’établit à +4.20% contre +2.60% pour son indice de référence (50% MSCI Monde dividendes réinvestis/50% EONIA Capitalisé). Les encours sont de 10.8 mln d’euros.

Maxima

Sur la semaine, la valeur liquidative du FCP Maxima est en baisse de 0.18% alors que dans le même temps, l’indice EuroStoxx50 dividendes réinvestis recule de 0.12%. La semaine a été caractérisée par une pause des marchés actions. Du côté des titres en portefeuille on notera la belle performance de Total qui progresse de 3.34% sur la période ainsi que de la compagnie aérienne Ryanair qui s’adjuge 4.2%. A l’inverse, le secteur automobile souffre à l’image de Renault qui cède 3% sur la période et de l’équipementier Valeo qui perd 1.81% sur la même période. Du côté des fonds, les petites valeurs représentées par le fonds Amilton SmallCaps et les approches Values de l’Échiquier et de Mandarine sont, tout en restant sur des performances positives, moins porteuses que l’année passée. Nous n’avons pas réalisé d’opération cette semaine et conservons donc une exposition prudente autour de 72%.
La performance depuis le début de l’année du FCP Maxima s’établit à +3.28% contre +6.69% pour l’Eurostoxx50 dividendes réinvestis. Les encours sont de 10 mln d’euros.

N.B : Les performances et réalisations du passé ne constituent en rien une garantie pour des performances actuelles ou à venir. Elles ne sont pas stables dans le temps.